
Elles représentent
l'instrument à travers lequel les Commandements, dans le cadre
des niveaux respectifs:
- développe une action directionnelle et de coordination de
l'activité opérationnelle des Commandements dépendants;
- évaluent et signalent à la Salle Opérationnelle du Commandement
Général des situations et des faits particuliers pour lesquels ils
considèrent nécessaire l'intervention des unités de supports qui ne
peuvent être activés que par le Commandement Supérieur;
- déterminent l'intervention des aliquotes des unités de support à
leur disposition à l'aide des Commandements dépendants.
Elles
représentent les instruments indispensables pour le démarrage, le
développement et le complètement de toute l'activité
institutionnelle de l'Arme et le siège dument organisé où
parviennent au Commandant sans arrêt les nouvelles d'intérêt et
d'où il exprime- personnellement et à travers le personnel préposé-
les ordres pour la résolution des problèmes contingents.
Le recours aux ressources technologiques modernes a permis, dès
1999, grâce à des études effectuées par l'Arme, de mettre en place
la réalisation d'une interconnexion des centrales/salles
opérationnelles des forces de police, considérée comme la forme la
plus efficace et la mieux adaptée aux temps pour optimiser les
interventions rapides. L'interconnexion poursuit non seulement
l'objectif d'augmenter l'efficacité des services, mais aussi
d'améliorer toutes les activités de prévention générale qui
précèdent le moment de la demande de secours, réalisant ainsi une
coordination générale des forces de police.
En particulier, les systèmes adoptés consentent de visualiser sur
écran, à travers une cartographie électronique très bien définie,
tous les véhicules des Carabinieri et de la Police d'Etat employés
dans le contrôle du territoire mais également de relier en
vidéoconférence les deux centrales, afin d'assurer, toujours à
travers des procédures communes, l'intervention des forces de
police en mesure d'agir au plus vite mais aussi celui d'autres
organisations /institutions (sanitaire, VV.FF., protection civile,
etc.) dont l'œuvre est considérée nécessaire pour un secours
efficace.

L'interconnexion des
centrales/salles opérationnelles fournit une plus-value
ultérieure car elle poursuit l'objectif d'une efficacité de
coordination qui ne se limite pas à la seule gestion des
appels d'urgence. En même temps, elle garantit l'immédiate
réciprocité informative, rendant ainsi " transparentes " les
informations dont chaque force de police dispose - en temps
réel- sur les événements qui se sont produits et sur les
ressources employées, permettant ainsi d'orienter " ad horas "
l'activité de prévention générale.
Les opérateurs des centrales et des salles opérationnelles
garantissent l'intervention rapide dans toutes les circonstances,
mettant en œuvre des règles prédéfinies pour la gestion des
urgences. Il est aussi prévu que, en cas d'urgence, la gestion de
l'événement produit sera attribuée à la centrale/salle
opérationnelle dont dépend l'unité en mesure d'assurer
l'intervention la plus rapide et la plus efficace, sur la base des
données de radiolocalisations et des données relatives à l'état
d'emploi des ressources. Ainsi, c'est la patrouille, qui n'est pas
occupée à d'autres tâches prioritaires, la plus proche du lieu de
l'événement qui sera appelée à intervenir. Dans tous les cas, il
est prévu de garantir l'information réciproque, complète et en
temps réel, dans le but de permettre - si nécessaire - l'emploi
d'ultérieures mesures opérationnelles pour intégrer et/ou supporter
la force de police qui est intervenue, par exemple la convergence
de plusieurs services en cas d'événements particulièrement
graves.
C'est auprès des Centrales Opérationnelles que sont situés les
centres de réponse au numéro téléphonique " 112 ", qui permet de
faire appel à l'intervention du personnel de l'Arme dans des
situations de compétence institutionnelle et le secours pour des
circonstances de danger mais également pour donner des
renseignements utiles à l'activité d'enquete. Suite à la décision
prise en 1991 par le Conseil des Communautés Européennes
d'introduire le " 112 " comme numéro unique d'émergence au niveau
européen, pour satisfaire sur le territoire de tous les Etats
membres les exigences des nombreux étrangers présents pour
tourisme, travail ou affaires, l'Arme a adopté une série de mesures
pour la réalisation de sa propre structure de réponse en langue
étrangère. Ce système, opérationnel sur tout le territoire
national, permet à l'Italie d'avoir, depuis 1995 et en conformité
avec les engagements pris au sein de la communauté, le " 112 "
européen.